Ce deuxième roman d’Olivier Bourdeaut nous parle d’une amitié entre deux personnages aussi improbables  l’un que l’autre.

Cette rencontre entre Jean, paludier, en fait Parisien reconverti, et Michel, agent immobilier ambitieux que rien n‘arrête, est étonnante. Alors que rien ne semble lier les deux hommes, Jean menant une vie monacale et Michel roulant fièrement en « Pursch », possédant le  téléphone dernier cri et vivant dans des palaces etc., ces deux personnages vont nouer leur relation  par une promesse absurde et par une fascination réciproque. Ils vont tenter de s’apprivoiser.

Cora, jeune esclave vit dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère alors qu’elle n’avait que 10 ans, elle survit dans cet univers impitoyable qu’est la plantation de coton des Randall. Mabel, sa mère, a fui, elle n’a jamais été capturée. Pour tous, Mabel est celle qui a réussi à s’enfuir  ce qui confère à Cora une réputation de « porter chance ». Cora n’en a que faire trop affairée à  rester en vie, chaque jour étant un combat. Jusqu’au jour au Caesar, esclave depuis peu dans cette plantation, lui propose de s’enfuir, alors Cora fuit, malgré le péril que cela représente. Elle fuit vers les états libres du nord. Nous la suivons sur ces routes, ces chemins de tous les dangers de la Caroline du Sud  à L’Indiana en passant par le Tennessee. Pourchassée, traquée elle fera tout pour conquérir sa liberté et sera aidée par ce réseau clandestin d’aide aux esclaves imagé, dans ce récit, par cette voie de chemin de fer souterraine.