Ce deuxième roman d’Olivier Bourdeaut nous parle d’une amitié entre deux personnages aussi improbables  l’un que l’autre.

Cette rencontre entre Jean, paludier, en fait Parisien reconverti, et Michel, agent immobilier ambitieux que rien n‘arrête, est étonnante. Alors que rien ne semble lier les deux hommes, Jean menant une vie monacale et Michel roulant fièrement en « Pursch », possédant le  téléphone dernier cri et vivant dans des palaces etc., ces deux personnages vont nouer leur relation  par une promesse absurde et par une fascination réciproque. Ils vont tenter de s’apprivoiser.

C’est un personnage bien particulier, ce Manfred : il est vieux, malade et souffrant. Cette douleur qui taraude son ventre chaque jour, l’anéantit  au fur et à mesure qu’elle  progresse, cette souffrance est sienne, il la chérit, la dorlote et ne veut surtout pas se faire soigner. Il la veut sienne, car il pense la mériter, c’est sa façon à lui d’expier  la violente  vie conjugale et familiale qu’il a fait subir à sa femme, Emma et à son fils Martin.